LE TAICHI CHUAN

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QU'EST-CE QUE LE TAICHI CHUAN ?

Vous trouverez sur cette page quelques explications simples sur les différentes pratiques au sein de notre association.

 

Le style Yang, de l'art martial à l'art de santé

Attribué à Zhang Sanfeng, personnage semi-légendaire dont l'existence est discutée,

mais qui serait un moine taoïste ayant vécu vers le 11e ou le 13e siècle,

le Taichi Chuan est à l’origine un art martial. En effet, Chuan peut se traduire par « Boxe ». Le Taichi Chuan est donc littéralement la « Boxe du Taichi ».

Comme Taichi désigne la poutre faîtière d'une habitation et contient l'idée d'ultime, on parle souvent de « Boxe du Faîte suprême »,

traduisant ainsi l'idée d'une forme ultime de boxe.

 

Cet art s’est développé au sein de différentes familles, avec une diffusion restreinte et locale, jusqu'à la fin du XIXe siècle,

aboutissant au développement simultané de nombreux styles différents.

On distingue ainsi 5 styles principaux de Taichi Chuan, dont les plus pratiqués sont les styles Yang et Chen,

du nom des familles au sein desquelles ces styles se sont développés.

 

La forme Yang en 108 mouvements

Le style Yang a vu sa réputation grandir à Pékin au XIXe siècle. Il n'y a pas de documents écrits relatant avec précision la pratique de cette époque,

mais il semble que son apprentissage ait été réservé essentiellement à une élite militaire très entraînée.

A partir de 1920, le développement naissant des pratiques sportives a amené le grand Maître de ce style, Yang Chengfu (1883 – 1936),

à modifier les enchaînements de mouvements pour les rendre plus accessibles à des personnes non entraînées, et plus efficace sur le plan de la santé.

Les 4 fils ainsi que les différents disciples du Maître ont transmis jusqu'à aujourd'hui des versions parfois assez différentes de ces enchaînements,

chacune ayant sa légitimité et sa cohérence.

 

La forme transmise par le Maître Yang Zhenduo (1926 - ), 3ème fils de Yang Chengfu,

puis aujourd'hui par le Maître Yang Jun (1968 - ), arrière petit-fils du grand Maître, est enseignée par Masako (mains nues et armes).

 

Le style Yang "Classique", la forme en 24 mouvements

Le souci de simplification du Taichi Chuan initié par Yang Chengfu a été poursuivi au cours du XXe siècle par les disciples de Yang Chengfu,

qui créèrent notamment des versions plus courtes et plus adaptées aux exigences du monde moderne.

Mais d'autres formes sont nées du désir d'unifier les différentes façons de faire afin de clarifier la pratique,

tout en la rendant toujours plus efficace pour la santé.

Ainsi on peut citer la petite forme de Pékin, dite des 24 mouvements, créée en 1956 par un collège de quatre Maîtres,

dont Chu Guiting et Fu Zhongwen qui furent tous deux disciples de Yang Chengfu.

 

Fu Zhongwen (1903 - 1994) a commencé dès l’âge de 9 ans son étude du Taichi Chuan auprès de Yang Zhao Peng,

cousin germain de Yang Chengfu, puis auprès de Yang Chengfu lui-même dès 12 ans.

Il devint plus tard membre de la famille Yang par mariage.

Il publia en 1963 le livre Maîtriser le style Yang de Taichi Chuan, qui eut un succès retentissant en Chine

et fut considéré comme une référence par la précision et le souci du détail dans la description du style de Yang Chengfu.

 

La forme des 24 mouvements qu’il a contribué à créer est donc une forme qui, bien qu'elle soit récente, respecte totalement

les principes du Taichi Chuan développés par Yang Chengfu. C'est aujourd'hui une des formes les plus pratiquées dans le monde.

Elle est enseignée par Jean-Luc.

Le style Wudang

Par ailleurs, les pratiques martiales se sont également développées au sein des monastères. Ainsi le monastère de Shaolin

est réputé pour la pratique du Kung Fu, forme de boxe mettant en œuvre diverses frappes des mains et des pieds.

On parle alors d’art martial externe car il est axé sur l’entraînement musculaire pour augmenter les capacités physiques du combattant.

 

Le monastère du Mont Wudang est lui considéré comme le berceau des arts martiaux internes, dont fait partie le Taichi Chuan,

dans lesquels on recherche une amélioration des capacités du pratiquant par une augmentation et une meilleure circulation

de l’énergie interne.  Cette approche est issue de la philosophie taoïste et son but n’est pas uniquement martial.

 

Aujourd’hui, le style Wudang de Taichi Chuan propose un ensemble complet d’enchaînements qui permet au pratiquant de comprendre

la notion d’énergie et d’accéder au plus haut niveau de compréhension du Taichi Chuan. Il est enseigné par Jean-Luc.

 

Le Tuishou

Il faut noter que le Taichi Chuan étant à l’origine un art martial, la pratique avec un partenaire, ou Tuishou,

est une composante essentielle de l’entraînement traditionnel qui ne peut pas se réduire à la seule pratique de la forme en solo.

C’est bien l’ensemble de la pratique qui a prouvé son efficacité sur le plan de la santé, pas seulement le travail en solo.

 

Des exercices spécifiques avec partenaire, très doux, permettent de développer la sensibilité

et de comprendre progressivement comment se  relâcher, autant physiquement que mentalement.

Ces exercices sont la clé qui permet de « remplir » la forme en solo, afin que ce ne soit pas une « coquille vide ».

Ils sont indispensables à qui souhaite comprendre la notion d'énergie dans le Taichi Chuan et peut également intéresser les pratiquants de Qi Gong.

Cet enseignement doit être personnalisé et ne peut se résumer à des enchaînements de mouvements répétés "par cœur".

Cette approche  vous est proposée par Jean-Luc.

 

Vidéo

Voici une vidéo présentant la pratique du Taichi Chuan au monastère de Wudang.

Elle montre quelques aspects de l’entraînement, le monastère, la légende de la création du Taichi Chuan par Zhang Sanfeng,

et propose quelques réflexions sur le Taichi et le Taoïsme. Elle est en chinois, mais sous-titrée en anglais.

L’association est affiliée à la Faemc, Fédération des arts énergétiques et martiaux chinois.

Elle a le soutien de la commune de Louveciennes.

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